Department

French

Document Type

Article

Publication Date

Fall 2019

Abstract

This is an ethnographic study of the reception of popular culture (music, films, and television) among bourgeois, Parisian children between the ages of 7 and 12. Pierre Bourdieu’s idea of social distinction has been used as a model to describe the tastes of the French bourgeoisie since the 1970s, though some sociologists, such as Joël Zaffran and Marie-Laure Pouchadon, have argued that its usefulness in recent decades has waned. In this article, I argue that the notion of social distinction is just as useful now as it was in the 1970s, but that based on the tastes of these young, bourgeois informants, the criteria for what constitutes cultural capital, an essential ingredient for social distinction, have changed. This study supports the notion that the distinction between high and low culture, which used to be central to achieving social distinction, has been supplanted by a new criterion for social distinction that relies on “cultural omnivorousness.” These children’s parents already exhibited some signs of valuing culturally omnivorous tastes and were the first generation to do so. The fact that an appreciation for cultural omnivorousness has been transmitted from bourgeois parents to these pre-adolescent children is a sign that this means of achieving social distinction has gone from a probationary, exploratory phase to a more stable and lasting one.

Ceci est une étude ethnographique de la réception de la culture populaire (musique, cinéma, et télévision) chez des enfants bourgeois parisiens âgés de 7 à 12 ans. Depuis les années 1970, le concept de Pierre Bourdieu de la distinction sociale sert à décrire les goûts de la bourgeoisie française, bien que certains sociologues, tels que Joël Zaffran et Marie-Laure Pouchadon prétendent que son utilité a diminué au cours des dernières décennies. Dans cet article, je soutiens l’idée que la notion de la distinction sociale est aussi utile maintenant qu’elle n’a été dans les années 1970, mais les goûts de ces jeunes informateurs bourgeois indiquent que les critères qui déterminent ce qui constitue le capital culturel, un ingrédient essential de la distinction sociale, ont changé. Cette étude soutient la notion que la distinction entre la culture avec un grand C et la culture populaire, qui autrefois était centrale à l’acquisition de la distinction sociale, a été supplantée par un nouveau critère pour la distinction sociale qui dépend d’une "consomption culturelle omnivore." Les parents de ces enfants ont déjà présenté des signes de valoriser des goûts culturellement omnivores et ont été la première génération à le faire. Le fait que l’appréciation d’une consomption culturelle omnivore a été transmise des parents bourgeois à ces enfants pré-adolescents est un signe que ce moyen d’acquérir de la distinction sociale est passé d’une phase exploratoire potentiellement temporaire à une phase plus stable et durable.

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Post-print version of "The Cultural Tastes of Bourgeois Pre-adolescents in France: Cultural Omnivorousness as a New Form of Cultural Capital,” Contemporary French Civilization, Fall 2019, Volume 44, Issue 4.

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